22 astuces pour augmenter les taux de clic sur vos boutons et vos publicités

22 Astuces Pour Augmenter Les Taux De Clic Sur Vos Boutons Et Vos Publicités

Vous devez absolument avoir des taux de clic élevés sur vos boutons d’action. Que ce soit pour vos emailing, vos annonces publicitaires, vos pages produits ou pages de ventes…  Je pars évidemment du principe que vous avez des boutons d’actions à chaque fois, même dans vos emails (SURTOUT dans vos emails…). Sinon il faut vous y mettre de suite.

C’est CAPITAL pour votre business. Et pourtant, la majorité des entreprises ne le font pas, car elles ne savent pas à quel point c’est puissant !

Augmenter les taux de clic, et donc les conversions de vos pages, doit faire partie intégrante votre stratégie de développement. Ce devrait même être votre priorité numéro un.

On parle ici de « quick win » : des actions simples et rapides à mettre en œuvre, et d’une efficacité redoutable. C’est probablement ce qui offre le plus gros retour sur investissement (ROI), et de loin.

Pourquoi ?

Parce qu’améliorer vos taux de clic (qu’on appelle CTR, pour ‘click through rate’) c’est faire plus de ventes, des inscriptions, des leads… et donc par extension de votre chiffre d’affaire.

Avoir de meilleurs taux de clic permet d’accroître rapidement le chiffre d’affaires, et même dans certains cas augmenter votre trafic, sans dépenser plus.

Autrement dit : Gagner plus en dépensant pareil… voire en dépensant moins (selon ce que vous faites et dans quoi vous investissez).

Dit comme ça, c’est ambitieux, ça fait rêver… Et pourtant c’est possible !

Qu’appelle-t-on « taux de clic » ?

En marketing digital, le taux de clic correspond au rapport entre le nombre de clics sur un élément précis (une image, un bouton, un lien…) et le nombre d’affichages de l’élément en question :

CTR = (Nb de clics) / (Nb d’affichages) x 100.

Par exemple : Si votre publicité est affichée 1000 fois et est cliquée 50 fois, le CTR est de 5%.

C’est ce qui permet d’analyser la performance d’une page Web ou d’une campagne d’e-mailing. Un pourcentage élevé signifie que le message véhiculé est bien perçu par votre audience, et qu’il suscite en eux l’envie de continuer, d’aller plus loin avec vous.

Par exemple, vous pouvez savoir si vos pages de ventes génèrent plus de clients ou pas, si vos formulaires récupèrent d’avantage d’inscrits, si vos annonces publicitaires sont plus ou moins efficaces, si vos campagnes d’emailing sont efficaces ou non…

Comment savoir si le Taux de clic est élevé ?

C’est là où ça se complique. Cela ne va pas vous plaire, mais je dois vous sortir la classique réponse « Ca dépend ».

Oui, ça dépend de nombreux paramètres, à commencer par votre marché, votre thématique, votre audience cible, si vous êtes en B2B ou en B2C…

Cela dépend aussi sur quoi vous faites cliquer votre audience, vers quoi vous souhaitez les envoyer, et de bien d’autres paramètres encore.

Est-ce qu’on parle d’un bouton d’achat, d’un lien « en savoir plus », d’une vidéo, ou d’un formulaire d’inscription ?

On pourrait croire que se comparer à la concurrence ou au marché est une bonne idée (si vous trouvez les chiffres dans une étude, pourquoi pas). En réalité, pas tant que ça.

Pourquoi ? Je l’ai dit au début : Très peu d’entreprises optimisent leur taux de clic. Il n’y a qu’à observer tous les sites internet sur lesquels vous surfer tous les jours, même les plus connus, vous verrez qu’ils ne mettent pas souvent en application les astuces et conseils listés ci-dessous, dans cet article. Donc automatiquement, se comparer à eux serait une perte de temps.

C’est pourquoi, il vaut mieux travailler sur vos propres mesures, en comparant les résultats de vos modifications par rapport aux précédentes. Un bon CTR, c’est un CTR plus élevé que le précédent sur la même page ou une page équivalente.

Il ne sera pas forcément parfait, ni le plus élevé qui soit possible, mais tant qu’il est meilleur que le précédent, et que votre investissement (en temps ou en argent) est inférieur à celui nécessaire pour faire la modification, alors vous êtes gagnant.

Cherchez à l’augmenter jusqu’au point où faire les modifications devient moins rentable que le gain obtenu.

Pour vous aider, voici une liste de techniques et astuces pour augmenter vos taux de clic rapidement, à moindre coût.

Astuce n°1: Ne pas donner l’aspect d’un bouton à des éléments non-cliquables

Variante : Ne pas attirer le regard sur quelque chose qui ressemble à des boutons mais qui n’est pas cliquable.

Pour faire son effet auprès des internautes, les boutons et éléments incitant à l’action (qu’on appelle « call-to-action », ou « CTA ») doivent être bien visibles, et surtout leur aspect visuel et leur contexte doivent faire comprendre qu’il s’agit d’un bouton cliquable.

De la même manière, les autres éléments de la page (textes, images…) ne doivent pas laisser penser qu’ils sont cliquables s’ils ne le sont pas. Sinon, vous perturbez la navigation du visiteur en attirant son regard sur des éléments moins importants. Cela aura pour effet de réduire votre taux de conversion (car il verra potentiellement moins les boutons à cliquer).

Trop de sites commettent l’erreur d’afficher des informations de la même façon que leurs boutons, ce qui rend confus sur ce qui est cliquable ou non, et leur taux de clic en est très réduit.

Voici un exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire :

Le compte à rebours est une bonne idée (j’en parle dans l’astuce numéro 7, ci-dessous), mais le mettre en avant de cette manière laisse penser que c’est un bouton cliquable, alors que non. Cela perturbe la navigation. On peut aussi penser que le titre « C’est Pâques » est cliquable, mais là encore, ce n’est pas le cas.

Mais la plus grave erreur ici est que l’œil est attiré par quelque chose de secondaire, plutôt que par le plus important: les produits.

Par ailleurs, on ne remarque aucune incitation au clic sur la page. Les liens « voir le produit » ne se démarquent pas des titres, et on pourrait penser qu’ils ne sont pas cliquables, d’autant plus qu’ils n’attirent pas le regard.

Au passage, une autre erreur à propos du compte à rebours : aucune explication n’est donnée sur la procédure à suivre pour être livré avant la date limite. Je pinaille un peu, certes, pourtant les statistiques montrent qu’indiquer les étapes à suivre augmentent le taux de conversion d’une offre.

Contre exemple :


Sur cette page, le compte à rebours n’apparaît pas comme étant cliquable. Contrairement au bouton « ajouter au panier » qui est bien visible et attire l’œil. C’est dû à une couleur différente du reste du site, qui attire immédiatement le regard des visiteurs.

De plus, le compte à rebours est plus clair, car placé juste au dessus du prix barré et du bouton « ajouter au panier », et comporte la mention « vente flash ».

Ces détails combinés laissent clairement penser que l’ajout au panier à ce prix est limité, et il n’est donc pas nécessaire d’indiquer les étapes à suivre (elles sont implicites et évidentes sur la page).

En plus de son aspect cliquable, le call-to-action doit ressortir de la masse de contenu et d’information du site. Le bouton doit être facilement accessible pour éviter à un Internaute d’avoir à fouiller partout pour le retrouver.

Selon Neil Patel, un blogueur reconnu aux Etats-unis pour ses qualités en marketing et en référencement, un bon appel à l’action doit respecter au moins plusieurs de ces critères :

  • Des couleurs qui marquent bien le contraste entre la couleur du fond et celle du texte
  • Un texte clair et distinct (par exemple « Recevoir mon accès »)
  • De l’espace vide tout autour
  • Une forme rectangulaire (qui peut éventuellement avoir des angles arrondis)
  • Une bordure complémentaire
  • Le curseur de la souris qui change au survol du bouton

Pour ma part, j’ajouterais aussi à cette liste quelques uns des points que je détaille ci-dessous dans l’article, notamment :

  • Ajouter une flèche qui indique où cliquer (voir astuce n°2)
  • Un changement de couleur ou de taille lors du survol (voir astuces n°8 et 9)
  • Ou encore une phrase d’incitation au dessus ou à côté du bouton. (Par exemple « Découvrez comment X peut vous faire gagner Y en cliquant ci-dessous »).

Ce que vous devez retenir : Utilisez des boutons d’actions qui ressemblent à des boutons, là où vous voulez faire cliquer vos visiteurs, et ne pas donner l’impression qu’un élément est cliquable s’il ne l’est pas (et inversement).

Astuce n°2 : Utilisez des flèches sur vos boutons pour inciter au clic

Des études révèlent qu’un bouton entouré d’un cercle, indiqué par une flèche ou agrémenté d’icônes enregistre de meilleures performances qu’un bouton classique ou un simple texte. Les impacts positifs de l’usage de Gifs animés au cours d’une campagne d’e-mailing ont également été constatés, à condition de les utiliser avec modération.

L’infographie de l’agence Litmus donne le résultat d’un test effectué sur leurs CTA : Ajouter une flèche sur leur bouton a augmenté le taux de clic de 26% !

Les tests de ce type sont légions sur la toile et vous en trouverez facilement beaucoup d’autre. L’un des plus souvent cités est celui de Michel Aagaard :

Le test qu’il a effectué lui a permis de constater une différence de 12.29% lorsqu’il retire la flèche.

Autre exemple : Ben Labay, chercheur en statistiques et science des données (un truc bien costaud donc) a fait une étude très intéressante pour savoir quel élément visuel ou graphique dirigeait le mieux l’utilisateur vers un formulaire d’inscription.

Il a testé plusieurs images, flèches, etc. en utilisant le procédé de la carte de chaleur générée par « eye tracking », c’est-à-dire en analysant le regard des utilisateurs via une caméra et un logiciel spécialement conçus pour ça.

Résultat : Ce sont les deux flèches qui donnent le meilleur résultat. En rouge, les zones les plus regardées (donc potentiellement le plus cliquées), en bleu, les zones les moins regardées:

Ce que vous devez retenir : Utilisez des flèches pour diriger le regard du visiteur et l’orienter vers l’action que vous souhaitez qu’il fasse.

Astuce n°3 : Le principe de persuasion numéro un pour augmenter le taux de clic

Pour que les visiteurs se transforment en clients, il faut les inciter à l’action pour augmenter les clics. Ca, vous l’avez compris, mais c’est toujours bien de le répéter.

L’utilisation de verbes d’action constitue un élément primordial d’un call-to-action performant. Les visiteurs doivent connaître clairement l’action qu’ils doivent faire : une demande de devis, une souscription, un téléchargement, un achat, etc.

Un langage personnel, comme « invitez un ami » ou l’emploi de la 1ère personne (Je télécharge, Je veux essayer le système, Je m’abonne, J’achète, etc.) peut s’avérer plus pertinent que le verbe à l’infinitif.

Le meilleur exemple est celui de Facebook avec le bouton « J’aime » :

Dites-vous bien que changer ne serait-ce qu’un seul mot dans votre CTA peut avoir un énorme impact.

Je pourrais en écrire long sur le sujet, mais David Oudiette a fait un excellent article que je ne saurais que trop vous conseiller de lire. Il y explique notamment comment rédiger un appel à l’action pour augmenter les clics.

Pourquoi ce type de verbes augmentent les clics ?

Parce qu’ils permettent à l’utilisateur de se projeter dans le produit. Le 3ème exemple ci-dessus propose de « recevoir les meilleurs articles sur le marketing de contenu dans ma boite mail », et pour cela, je dois « m’inscrire pour de supers emails ».

En plus de me persuader de m’inscrire (parce que je ne veux pas passer à côté des « meilleurs articles marketing »), cela donne nettement plus envie de m’inscrire. Car oui, je veux recevoir « de supers emails ».

Tout n’est ici que principes de persuasion (#neuromarketing). Avec ce type de méthode, les conversions augmentent largement. Une étude de Hubspot sur plus de 93000 tests a montré une augmentation moyenne de 42% de clics avec des verbes de ce genre !

Un autre exemple :

J'essaie gratuitement« J’essaie gratuitement »

Le journal ne propose pas simplement de s’inscrire. Il me suggère « d’essayer gratuitement ». Ici, « j’essaie » a un impact bien plus persuasif que « je m’inscris ». Psychologiquement, la notion d’inscription renvoie à des notions d’adhésion, d’engagement, voire de contraintes parfois. Alors que « J’essaie » renvoie exactement l’inverse: ça ne m’engage à rien, c’est juste un essai.

Aucune contrainte, aucun engagement. C’est beaucoup plus puissant.

Mais dans cet exemple, le journal va encore plus loin. Il aide l’internaute à se projeter entièrement dans l‘utilisation du service, avec les 3 étapes :

  • Je crée mon compte
  • Je renseigne un moyen de paiement
  • Je profite de tous les contenus

Là encore, on est sur du « Je+verbe d’action ». L’utilisation du « je » permet non seulement de se projeter, mais aussi de se sentir libre. Il rappelle au lecteur que c’est lui qui fait l’action, de son propre chef. Non pas parce qu’on lui demande (avec l’utilisation du « vous » ou de l’impératif, genre « téléchargez »), mais parce qu’il le choisit lui-même librement (avec le « Je »).

Dans certains cas, on peut remplacer le « je » avec l’utilisation de l’infinitif + pronom personnel pour un plus gros impact. Par exemple « Installer sur mon site » au lieu de « Je veux installer sur mon site ».

Une subtilité peut aussi provoquer la confusion. Par exemple quelque chose comme « Installez le thème sur mon site » (avec l’impératif du « vous »), peut perturber l’utilisateur en lui laissant penser que c’est vous qui allez installer le thème sur son site.

Si vous voulez proposer quelque chose comme ça, alors utilisez des mots additionnels pour enlever toute confusion. Exemple: « Oui, je veux que vous installiez le thème sur mon site ».

Plus vous êtes précis, mieux c’est.

Quels verbes d’action font augmenter les clics ?

Cela dépend évidemment des thématiques, et de bien d’autres paramètres. Mais statistiquement, on remarque que les verbes suivants marchent particulièrement bien :

  • Recevoir (ex: Recevoir les meilleurs articles)
  • Essayer (ex: J’essaie gratuitement)
  • Montrer (ex: Montrez-moi ma heatmap)
  • Créer (ex: Je crée ma landing page)
  • Vouloir (ex: je veux maigrir)
  • Offrir (ex: Offrir ce produit en cadeau)
  • Installer (ex: Installer l’application sur mon smartphone)
  • Rejoindre (ex: Je rejoins le club VIP)
  • Choisir (ex: Choisir cette chambre)
  • Changer (ex: Je change de banque)
  • Démarrer (ex: Démarrer la session coaching)
  • Télécharger (ex: Télécharger mon e-book)

Il y en a bien d’autres, mais avec ceux-là vous avez déjà de quoi faire.

Ce que vous devez retenir: Incitez vos visiteurs à agir en utilisant des verbes d’actions puissants, et des mots qui l’aident à se projeter directement.

Astuce n°4 : Indiquez au visiteur ce qu’il va recevoir en échange de l’action

L’insertion de plusieurs boutons menant à des actions différentes sur une même page est rarement une bonne stratégie. En principe et sauf exception, chaque page doit viser un seul objectif et inciter à une seule action. Sans quoi, votre visiteur risque de s’embrouiller et de ne pas cliquer.

Une page ne doit donc inciter qu’à une seule action qui doit être clairement expliquée.

Par exemple, pour mettre en avant l’inscription à ses services, une entreprise peut proposer une période d’essai gratuite sur sa page d’accueil. Le bouton d’action devra alors être clair et précis, et les indications textuelles situées au dessus ou à côté du boutons doivent faire comprendre de quoi il s’agit.

Comme sur les quelques exemples ci-dessous :

Sur l’image ci-dessus, on comprends très facilement le bénéfice de l’action à effectuer: devenir « musclé, dessiné et en forme », et l’action à faire pour atteindre cet objectif, c’est de « commencer ma transformation ». A partir de là, le visiteur intéressé aura du mal à ne pas cliquer car c’est exactement ce qu’il recherche et ce pour quoi il est venu sur la page.

Ce type de « call to action » a en général un taux de clic largement meilleur qu’un ensemble plus générique du style « en savoir plus » ou encore « télécharger la méthode ».

Même chose sur l’exemple ci-dessus. En fait, c’est encore plus parlant de par l’utilisation des étapes 1, 2 et 3, de par l’utilisation du « Vous » et « votre » (ici en anglais avec « you make your iPhone app »), et enfin par le bouton d’action « Je veux essayer gratuitement ».
L’utilisation du « Je » est très efficace dans un cas comme celui-ci (voir l’astuce numéro 3 sur le principe de persuasion en marketing).

Sur ce troisième exemple, un titre simple et descriptif. En soi, ce n’est pas forcément le meilleur des titres (on pourrait sans doute trouver quelque chose de plus accrocheur comme « Gérez votre espace de co-working si bien que même les américains vont être jaloux »).

Mis à part ce détail, l’appel à l’action est très clair ici, on comprend de suite ce dont il est question. Notez au passage la mention « inscription sans carte bancaire ». Ce petit détail casse une des objections éventuelles et permet d’avoir un taux de clic encore meilleur.

La rédaction des textes qui argumentent l’offre doit être particulièrement soignée. Utilisez des termes accrocheurs, optez pour un texte court, concis et percutant pour donner envie de cliquer.

Plus votre offre est claire pour l’utilisateur, plus votre taux de clic augmente.

Mais plus important encore: ce n’est pas parce que votre offre est claire pour vous qu’elle l’est pour vos utilisateurs.

J’ai tellement de clients qui m’appellent en pensant avoir quelque chose de clair alors qu’en réalité leur audience ne comprends pas ce qu’ils proposent. Demandez à votre entourage (de préférence à ceux qui ne connaissent pas votre projet ou ce que vous vendez) de regarder votre page et de vous dire ce qu’ils ont compris.

S’ils ne vous listent pas tout ce que vous voulez faire comprendre à vos lecteurs, alors c’est que l’offre n’est pas suffisamment précise et compréhensible.

Je constate ce problème de manière particulière dans certaines thématiques comme le développement personnel et le coaching. La plupart du temps on ne comprends pas de quoi il s’agit et ce qui est proposé concrètement, notamment parce que ces domaines impliquent des notions un peu abstraites comme le « bien être », la « méditation », « l’organisation des idées », etc.

Pour faire face à ce genre de problématique, il faut aller chercher les bénéfices concrètement mesurables dans la vie de l’audience ciblée. C’est à dire par exemple « gagner en productivité grâce à une meilleure gestion du stress » plutôt que « méditation », ou encore « Aider le cerveau à rester focus plus longtemps sur une tâche précise » au lieu de « organisation des idées ».

N’hésitez pas à m’indiquer vos offres et url de site dans les commentaires, et je vous dirai ce que j’en pense, si vous pouvez les améliorer etc.

Ce que vous devez retenir: Dites clairement à vos visiteurs en quoi votre produit / service améliore leur vie.

Astuce n°5 : Comment se démarquer de la concurrence en créant de l’émotion

Vous vous souvenez sans doute de la pub du loto où un employé avec un masque de canard chante en caleçon « au revoir président, au revoir président » devant un miroir.

Pourquoi cette pub a-t-elle marqué les mémoires ? Parce qu’elle est incroyablement originale et qu’elle présente une situation tellement loufoque qu’on s’en souvient.

Cette pub a créé plusieurs émotions en même temps par son originalité :

  • La surprise (avec son côté « What the fuck ?! »)
  • L’envie de pouvoir faire la même chose avec notre patron (très important)
  • Le rire
  • Le sentiment de rejet d’un travail ennuyeux (pour ceux qui l’éprouvent actuellement) qui donne envie de passer à l’action (et donc jouer au loto)

Cette pub avait en plus un autre atout important pour qu’on s’en souvienne : la petite chanson « Au revoir président » qu’on a tous aujourd’hui dans la tête.

Alors, oui, on est d’accord, une pub TV c’est un peu différent, surtout quand on la voit 20 fois par jour, ce qui a priori est rarement le cas de votre site web, sauf si vous travaillez chez Facebook ou Google.

C’est exactement ce vers quoi vous devez aller avec vos annonces publicitaires et vos offres.
J’ai utilisé l’exemple de la pub du loto pour que vous compreniez l’idée, mais bien sûr à votre échelle, il faut viser quelque chose de réaliste et adapté à vos moyens.

Voici quelques exemples pour vous inspirer :


Traduction: Gagnez des euros pendant que vous dormez


Traduction: Sauvez les coraux


Traduction: Vous vous êtes déjà demandé d’où viennent les messages interstellaires ?


Traduction: Apprenez à voler le trafic de vos concurrents

Il est indispensable de peaufiner la stratégie d’appel à l’action en trouvant la formule la plus pertinente pour vendre. Le message doit être judicieusement choisi et être différent de ce qui est généralement proposé sur la toile.

Le titre et l’image doivent être originaux, voire surprenants pour attirer l’attention des visiteurs et leur donner envie de cliquer.

Ce que vous devez retenir: n’ayez pas peur d’être original !

Astuce n°6 : Utilisez les mots qui ont du « pouvoir »

L’utilisation de certains mots dans les appels à l’action permet d’exercer un « pouvoir » incitatif plus fort auprès des Internautes. Dans le domaine du marketing digital, des études révèlent en effet que certains mots enregistrent plus de clics que d’autres.

Il y a plusieurs types de mots :

  • Ceux qui incitent au clic (comme les verbes d’action par exemple)
  • Ceux qui rassurent, convainquent, cassent les objections
  • Ceux qui ont de l’influence (ceux qu’utilisent les politiciens pour faire croire que leur discours a du sens même quand il n’en a pas)

Voici quelques exemples :

  • Gratuit
  • Sans engagement
  • Garantie
  • Testé
  • Prouvé scientifiquement
  • Recommandé
  • Offre exclusive
  • Succès
  • Parce que
  • Illimité
  • Oui
  • Inoubliable
  • Plus jamais
  • Maintenant

L’objectif étant de mettre un terme à toute éventuelle objection et d’augmenter ainsi les chances de cliquer. Je vous mets ici quelques listes pour vous aider :

Sur son blog, Neil Patel explique bien le concept des mots qui ont le pouvoir de faciliter la décision de l’utilisateur, et donne quelques exemples que je vous ai repris ci-dessous :

Astuce numéro 7 : Créez de l’urgence mais pas seulement pour vendre

Ce n’est plus à prouver aujourd’hui, ajouter une notion d’urgence ou de rareté à votre offre fera exploser vos ventes. L’objectif consiste à faire savoir aux visiteurs que l’offre proposée est limitée et qu’ils doivent se bouger les fesses rapidement s’ils veulent en profiter.

Ces propositions éphémères sont mises en exergue par certains éléments visuels comme un compte à rebours, une de la date de validité de l’offre, un nombre de place limité, etc.

Par exemple, le site de Pixmania comporte une page dédiée aux « promotions flash » où des articles sont vendus à des prix réduits pendant une période limitée :

Mais pourquoi s’arrêter là ?  Beaucoup d’entreprises ou de blogueurs font l’erreur de limiter cette astuce à leurs offres commerciales, leurs ventes. Pourquoi ne pas aussi utiliser l’urgence pour capturer des leads, récupérer des prospects ?

Un exemple très percutant : celui de Neil Patel (encore lui) pour ses webinars :

Vous notez au passage l’utilisation de la flèche et de la contre-objection par rapport à la date (« vous n’êtes pas dispo ? choisissez une autre date »).

On pourrait aussi l’utiliser dans d’autres cas, par exemple pour une inscription à la newsletter. Il y a sans doute différentes façons de mettre cela en place, j’ai plusieurs idées en tête que je testerai prochainement et que je montrerai dans un article.

Le site sumo.com a fait un très bon article sur le sujet, que je vous invite à lire.

 

Astuce numéro 8 : Le contraste et la couleur des boutons

Le bouton doit ressortir par rapport à la masse d’information. Le choix de la couleur et de l’emplacement détiennent toute leur importance pour pousser au clic. Le bouton doit être bien visible.

Le mieux, en termes de performance et d’usage, c’est de réaliser des tests sur les différentes variations de couleurs, de libellé, de forme, de taille, d’icônes, de pictogrammes et de positionnement du bouton. Une analyse des résultats obtenus au bout de chaque essai permet de déterminer la combinaison la plus efficace.

Toutefois, selon de nombreux tests sur la question, comme celui de Ott Nigulis ou celui de SAP par exemple, le rouge et l’orange sont les couleurs les plus performantes.

SAP a vu une augmentation de 32.5% de clics en plus sur leur offre avec un bouton orange au lieu d’un bouton bleu. Ça vaut le coup de faire un essai non ?

Ci-dessous, deux exemples de boutons efficaces :


C’est quand même à relativiser car le plus important n’est pas la couleur en elle-même mais plutôt le contraste par rapport au reste du site. Il est recommandé de ne pas utiliser la couleur dominante du site comme l’explique justement Ott Nigulis dans son test.

De nombreuses autres études ont démontré que les Internautes basent leurs réactions et leurs opinions sur l’apparence d’un site, d’où l’importance de soigner la présentation du bouton à cliquer. Le recours à des couleurs exceptionnelles et la création de contrastes dans les formes et les tons sont efficaces pour attirer l’attention des visiteurs.

Astuce n°9 : La taille des boutons

Chaque détail peut modifier de façon radicale le pourcentage des taux de clics, que ce soit au niveau de la couleur choisie pour le bouton, sa forme, la taille de la police et même l’utilisation des icônes.

La taille du CTA a un impact sur son taux de clic, au même titre que le choix des couleurs. Les dimensions et la forme doivent être judicieusement étudiées pour se démarquer, sans paraître trop agressif.

source : sitepoint.com

La taille doit être appropriée au CTA, en fonction de l’emplacement choisi.

Pour les mobiles, Google donne quelques règles de base, notamment sur l’espace entre les boutons qui doit être au minimum de 32 pixels.

Astuce n°10 : Adaptez vos boutons pour les supports mobiles

Sur smartphone particulièrement, les applications permettent d’effectuer plusieurs actions liées directement à l’appareil, comme par exemple envoyer un sms, appeler, etc. S’il est plus difficile de faire cela avec une page web, il y a quand même quelques techniques que vous pouvez utiliser :

  • Le lien tel:
    Au lieu de faire pointer votre bouton « appeler nous » sur une page, faites-le pointer directement sur tel:0102030405 (la série de chiffre étant votre numéro de téléphone)
  • Le lien mailto:
    Celui est plus connu et marche aussi sur les ordinateurs. Il permet d’envoyer un email directement en cliquant dessus. Mais peu de sites pensent à l’utiliser sur leur version mobile, donc il est toujours bon de le rappeler.

Source : blog.joomag.com

Le call tracking
Vous pouvez même aller plus loin en utilisant un système de call-tracking. Cela constitue aussi une solution pertinente pour accroître le taux de conversion mobile d’un site. Le numéro de tracking est défini pour chaque session de visiteurs ou par source de trafic.

Cette méthode permet de connaître les sources de trafic les plus rentables ainsi que les pages de la plateforme qui affichent le meilleur pourcentage de conversion. Avec ce genre de données vous pouvez peaufiner la stratégie marketing mobile.

Pour mettre en place ce genre de choses, il existe plusieurs solutions intéressantes, telles que Dexem, Optico, ou encore l’excellent calltrackr que vous pouvez tester gratuitement.

Astuce n°11 : Fusionnez l’inscription et le formulaire de connexion

La plupart des sites proposent deux formulaires, un pour chaque action, parce qu’ils ne demandent pas les mêmes informations.

C’est une énorme erreur !

Pintesrest l’a bien compris, c’est pourquoi ils ont optimisé leur système comme ci-dessous. L’inscription et le login est un seul et même formulaire. Soit l’email existe en base de données, alors la personne est identifiée, soit l’email n’existe pas encore dans la base, donc on crée un nouveau compte.

Pour se connecter sur un site ou créer un compte, il faut deux informations : un identifiant (en général l’adresse email), et un mot de passe. Point et c’est tout !

Les études statistiques, notamment en e-commerce, prouvent que plus l’utilisateur doit renseigner d’informations dans un formulaire, moins il a de chance d’aller jusqu’au bout du processus. C’est valable pour n’importe quel formulaire : inscription, paiement, etc.

Expedia a par exemple calculé qu’ils ont perdu 12 millions de dollars sur une année en ajoutant une question additionnelle dans leur formulaire de réservation !

Pinterest l’a bien compris et ne propose qu’un seul formulaire simple : si l’email indiqué est déjà en mémoire et que le mot de passe correspondant est correct, alors l’utilisateur est automatiquement connecté au site, sinon alors c’est un nouveau membre donc un nouveau compte est créé.

Si vous voulez récupérer d’avantage d’informations, alors demandez-les après : une fois que l’utilisateur est inscrit. Et pour vous assurer que les informations sont bien renseignées, vous pouvez toujours les rendre obligatoires ou offrir un cadeau bonus en échange par exemple.

Votre priorité c’est de récupérer l’adresse email du prospect. Vous aurez ensuite tout le loisir de le relancer par email si vous avez besoin d’autres informations à son sujet.

Quant à l’utilisation de social login (la connexion / inscription via Facebook), si son efficacité était mise en doute à ses débuts (dans les années 2011-2012), elle est aujourd’hui nettement moins contestée, selon une étude de gigya.com. Plus d’infos ici : https://www.g1site.com/social-login-abandon-formulaires/

Astuce n°12 : Utilisez des animations ou des effets spéciaux sur les boutons pour attirer le regard

Des boutons animés ou dotés d’effets spéciaux attirent davantage l’attention et le regard des visiteurs. Ces détails sont perçus instinctivement, mais ils ont un impact positif auprès des internautes et contribuent à les pousser à l’action.

N’importe quel développeur pourra vous faire cela en quelques minutes avec un peu de code javascript. Il existe aussi des plugins wordpress pour faire ce genre de choses.

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